Voilà voilà, puis bon lisez-moi ce texte voulez-vous, il s’appelle
Demain :
Je prétends pouvoir parler sans précaution ni détour pour affirmer ce que j'ai vérifié, ce sur quoi on ne me fera pas revenir avec des doutes. C'est le [post] de quelqu'un qui sait et qui n'en retire aucune fierté, parce que la vérité distribue la honte.
Honte d'être minable, égoïste et sans projet, si ce n'est celui de continuer à cultiver la seule chose qui ai porté ses fruits : l'idéalisme. Ce [post] est son fruit, et aussi la preuve que je suis égoïste et minable, et aussi une grosse merde. Tous les [posts] sont de la merde. La seule chose qui n'est peut être pas de la merde c'est de savoir apprécier le silence.
Je ne tiens pas spécialement à vous accrocher avec du style mais j'y suis obligé, sans quoi il n'y aurait sans doute pas lieu d'être commercialisé. Mais sachez bien que c'est de la merde.
Tout ce qui fait qu'on parvient à décrocher un rôle dans ce monde vient de la partie la plus merdique de nous-même, celle qui mérite un salaire, le salaire de l'égoïsme. C'est toujours la même chose non ? Certains s'arrangent avec leurs illusions, certains trouvent de quoi être serein, d'autres viennent mourir pour rien. On est les premiers, d'autres viennent pour venger.
D'abord je ne suis rien. Quand j'ai eu la faculté de me battre, la bataille était finie. Quand j'ai eu conscience de moi et de ma vie, s'en était déjà décidé. La bataille ne se situe pas dans le temps : elle est le temps. C'est à dire une chose sur laquelle on est toujours en retard.
J'avance en me sachant en retard. Je repousse l'échéance, car tant qu'il y a de la vie y a de l'espoir, même si l'espoir me parait être une drôle de danse.
Il arrive un point où tu ne peux plus faire marche arrière sans renier ce qui t’a forgé, ça fait partie des trucs à piger, et vite. Avant que les autres en profitent, ou te protègent des erreurs que tu pourrais commettre. Ils disent n'importe quoi. Tant qu'ils le pourront ils diront n'importe quoi, jusqu'à ce que la leçon rentre. Je te jure qu'il y en a un paquet qui n'attendent que ça. Et si c'est pas toi, ce sera un autre.
Il arrive un point où tu n'arrives plus à te réveiller, où tu te répètes :
tout va bien se passer, tout va bien se passer. Je me fais pas de soucis. J'ai confiance. Il m'arrivera rien. J'ai pas besoin des autres. Ni de leurs promesses, ni rien pour décrocher un rôle dans leur kermesse. Au contraire.
Plus je m'en éloigne et plus j'avance. Et tu te vois finir seul, quand tout le monde aura vu vraiment qui tu es.
Je me souviens je pensais à demain. Et plus j'y pensais et plus le temps semblait long, et les chances d'y arriver réduites.
Et puis je pensais que demain serait le contraire d'aujourd’hui, et c'était des conneries. Demain c'est un poster aux chiottes, je l'ai compris. Demain c'est du parfum sur des croûtes.
Demain c'est parler de cailloux lancés dans un lac. Et de l'horreur qui est belle, de l'horreur qui est vraie.
Ouais, alors bien entendu c’est pas de moi hein, putain de merde. A vrai dire c’est les paroles du premier morceau de l’album
Mon cerveau dans ma bouche de Programme, avec des bouts de Diabologum dedans, et je préférais les balancer comme ça sinon jamais personne aurait lu. Déjà que d’après mes calculs 78% d’entre-vous on lâché l’affaire au bout de deux paragraphes. Ah ça, sûr que le gros barbu avec les couilles à l’air il aura plus de succès déjà. Mais bon, j’y tenais. Bref. Cet album ça devait bien faire un an ou deux qu’il traînait chez moi, j’y avais jamais trop fait gaffe. Définitivement hermétique, mais y a du bon ça c’est clair. Le second morceau de l’album est encore mieux, ou pire selon ce que vous en pensez. A se tirer une balle quoi, mauvais pour le matin mais beau comme la pluie un jour de spleen. Remarque quelque part ça tombe bien : aujourd’hui il pleut. Pis c'est le matin, aussi.
Parce qu’il faut savoir mentir pour faire plaisir. [Programme]